Affaire Jubillar - Les détails du meurtre du codétenu de Cedric révélés : "C'est ce qui l'a fait basculer".

Les enquêteurs n'ont toujours pas retrouvé le corps de Delphine Jubillar, disparue en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Des éléments révélés par le codétenu de Cédric Jubillar pourraient toutefois faire avancer l'enquête.

Delphine Jubillar a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, mais les enquêteurs sont toujours dans le flou. Un témoignage reçu en septembre a toutefois permis d'obtenir toute une série d'indices : Il s'agissait des propos révélés par "Marco", un Corse de 36 ans au lourd passé judiciaire, voisin de Cédric Jubillar au quartier d'isolement. L'un était enfermé dans la cellule numéro 9, l'autre dans la cellule numéro 10, et les conversations se seraient déroulées au fil des semaines à travers leurs fenêtres, quand tout le monde dormait.

"Je parlais de plus en plus à Cédric", raconte Marco, comme le rapporte le journal Le Parisien. Il a fini par me faire confiance parce que je l'ai défendu devant tout le monde. Les autres détenus l'insultaient ou se moquaient de lui. Finalement, j'ai pris la parole et je leur ai dit de se calmer". On apprend notamment que Cédric Jubillar aurait avoué avoir tué sa femme Delphine et qu'il avait planifié son acte depuis un certain temps. Cet artisan spécialisé dans la pose de cloisons sèches aurait "pété les plombs" lorsque sa compagne est venue le rejoindre dans sa chambre pour récupérer son chargeur de téléphone portable.

Il se décrit lui-même comme le plus grand cocu de France.

"Il aurait d'abord vu un message de l'amant de sa femme avec qui elle était en train de texter", ajoute Marco. Il lui aurait pris le téléphone des mains et aurait vu les messages. Cela l'a assommé. Il dit qu'il est le plus grand cocu de France. Il m'a dit qu'il savait déjà où l'enterrer avant de passer à l'acte. Il m'a expliqué qu'il avait suivi sa femme par géolocalisation et qu'il avait essayé de pirater son téléphone, sans y parvenir. Il savait ce qui allait se passer. Il attendait le bon moment pour se débarrasser d'elle". L'arme du crime, qui n'a pas encore été retrouvée, serait un couteau. Quant au corps de Delphine Jubillar, il serait enterré "dans un endroit qui a déjà brûlé", une ferme non loin du domicile conjugal à Cagnac-les-Mines.

Les propos de Marco présentent de grandes similitudes avec certains éléments de l'enquête, comme le lieu supposé de la découverte du corps de Delphine Jubillar, que Cédric aurait communiqué à sa nouvelle compagne Séverine. Le détenu assure d'ailleurs qu'il n'a rien à gagner à divulguer de telles informations : Il doit être libéré prochainement et n'a guère besoin d'une réduction de peine. Il souhaite simplement que la justice apporte des réponses aux enfants du couple...

Cédric Jubillar est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu'au jugement définitif de cette affaire.