Delphine Jubillar a disparu : Les aveux du codétenu de Cédric sont-ils vrais ?

Depuis un an, l'enquête sur la disparition de Delphine Jubillar semblait au point mort. Mais il y a quelques semaines, un ancien codétenu de Cédric à la prison de Toulouse-Seysses a complètement bouleversé l'enquête en affirmant avoir soutiré des informations confidentielles au peintre-applicateur, qui lui aurait avoué le meurtre de sa femme. "La Dépêche" rapporte ces déclarations.

En décembre 2021, un ancien codétenu de Cédric a lâché une bombe auprès des gendarmes chargés de l'enquête sur la disparition de Delphine Jubillar. L'homme a reconnu avoir noué des liens d'amitié avec le peintre-applicateur, incarcéré depuis le 18 juin 2021 pour "meurtre sur conjoint" et placé à l'isolement à la prison de Toulouse-Seysses. Il a déclaré aux enquêteurs que Cédric lui avait confié avoir enterré sa femme Delphine près d'une "ferme en feu" à Cagnac-Les-Mines.

Il a également révélé que sa nouvelle petite amie, Séverine, était au courant du meurtre de l'infirmière et qu'ils avaient mis au point ensemble un plan macabre pour transporter son corps à Montauban, près de la maison de l'ancien amant de l'infirmière. Selon La Dépêche, des vérifications techniques ont depuis été effectuées sur ces affirmations, mais "à ce jour, aucun élément ne permet d'établir la véracité des propos de Cédric Jubillar". Le journal précise toutefois que "d'autres vérifications sont toujours en cours".

Les déclarations de cet ancien codétenu de Cédric Jubillar sont-elles donc vraiment à prendre au sérieux ? Il est vrai que les enquêteurs avaient effectivement confirmé avoir trouvé la preuve d'une rencontre entre Séverine et ce codétenu dans la deuxième quinzaine de novembre. Selon Le Parisien, elle l'avait effectivement conduit au début de la route départementale menant à l'exploitation agricole à laquelle Cédric Jubillar faisait référence lorsqu'il avait avoué avoir enterré le corps de Delphine à Cagnac-les-Mines. L'aide-soignante de 44 ans a été arrêtée par la gendarmerie de Gaillac le 15 décembre 2021, mais a été relâchée le lendemain, faute de preuves.

De plus, il se pourrait bien que les déclarations de cette codétenue n'aient été pour lui qu'un moyen d'obtenir une remise de peine ou d'autres avantages. Il n'est pas rare que dans des affaires reprises par les médias, des détenus tentent d'extorquer des informations à des détenus célèbres afin de monnayer ces informations pour les gendarmes.

Cédric Jubillar reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu'à ce qu'une décision finale soit prise dans cette affaire.