"Je vais les tuer" : Cédric Jubillar parle à nouveau de ses menaces de mort contre les dauphins

Après avoir tenté de reconquérir sa femme Delphine Jubillar, Cédric a littéralement pété les plombs lorsqu'il a découvert qu'elle voulait divorcer. Devant les juges d'instruction, le 15 octobre 2021, le peintre-applicateur a donné des explications sur les menaces de mort qu'il avait proférées à l'encontre de Delphine...

Il s'agit de son premier interrogatoire depuis son incarcération et sa mise en examen le 18 juin 2021 pour "meurtre par conjoint". Interrogé par les juges d'instruction Audrey Assemat et Coralyne Chartier, Cédric Jubillar a dû expliquer le contexte de sa relation conflictuelle avec Delphine, notamment les menaces qu'il aurait proférées contre elle quelques semaines seulement avant sa disparition. "J'en ai marre, je vais la tuer, je vais l'enterrer, personne ne la retrouvera", avait-il dit à sa mère Nadine à propos de sa femme. "J'étais en colère, c'était des mots jetés en l'air", s'était-il défendu, selon Le Parisien.

Il a également donné les raisons de sa rancœur envers sa femme. Selon lui, il faisait tout à la maison pendant que l'infirmière d'Albi s'amusait avec ses amants. "Oui, j'en avais marre, je me battais sur tous les fronts, les enfants, le ménage, la nourriture, l'extérieur, j'étais tout seul avec tout, alors quand je disais ça, j'étais en colère, j'étais en train de me défouler. Comme je l'ai dit, c'est moi l'idiot", a-t-il déclaré.

Pour rappel, Cédric Jubillar avait menacé Delphine de meurtre face à sa mère Nadine, rapidement interviewée par les enquêteurs après la disparition de l'infirmière de 33 ans. "Au vu de ces éléments, pensez-vous aujourd'hui que votre fils est impliqué dans la disparition de sa femme ?", lui aurait demandé un gendarme. "Oui, je le pense", aurait-elle alors répondu en pleurant. Revenant sur ses propos, elle a ajouté : "J'ai des sentiments mitigés. (...) J'espère juste que mon fils ne lui a rien fait".

Pendant l'interrogatoire, le peintre en bâtiment de 34 ans a d'ailleurs continué à clamer son innocence, ajoutant : "Pour l'instant, vous ne cherchez que de mon côté, peut-être que si vous profitiez plus des autres, on pourrait les trouver plus facilement".

Incarcéré depuis juin suite à sa mise en examen pour homicide volontaire, le père de Louis et Elyah (7 ans et bientôt 2 ans) avait déjà demandé sa remise en liberté au juge des libertés et de la détention (JLD) en juillet. Il avait ensuite saisi la chambre de l'instruction de la cour d'appel. Jusqu'à présent, ses demandes avaient été rejetées, la justice estimant que les charges étaient suffisantes pour justifier son maintien en détention à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse.

Les avocats du peintre-applicateur de 34 ans, maintenu à l'isolement, ont pour leur part dénoncé une détention provisoire "abusive" et estimé que "la présomption d'innocence est bafouée". "Cet homme est détenu dans des conditions d'isolement insupportables", ont-ils ajouté.

Cédric Jubillar reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu'à ce qu'un jugement définitif soit rendu dans cette affaire.