La disparition de Delphine Jubillar : Son mari lui reproche d'être une mère absente, "elle ne faisait rien".

De fortes tensions existaient entre Cédric et Delphine Jubillar. Lorsque le peintre en bâtiment de 34 ans a été interrogé par les juges d'instruction le 15 octobre 2021, il a avoué qu'il était le seul à s'occuper de leurs enfants Louis et Elyah et à veiller à leur éducation...

Le 15 octobre 2021, Cédric Jubillar a été interrogé de manière approfondie par les juges d'instruction sur ses relations avec sa femme Delphine, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-Les-Mines dans le Tarn. Le peintre en bâtiment de 34 ans s'est présenté comme le seul à s'occuper réellement de leurs enfants Louis et Elyah (7 ans et bientôt 2 ans) et a avoué : "J'étais le seul à m'occuper de l'éducation de Louis parce que Delphine ne faisait rien, elle le laissait juste devant la télé". Il a ajouté : "Oui, j'en avais marre, j'étais en train de me battre sur tous les fronts, les enfants, le ménage, la nourriture, l'extérieur, j'étais tout seul avec tout, alors quand j'ai dit ça, j'étais en colère, j'étais en train de me défouler", s'est-il défendu. Comme je l'ai dit, c'est moi l'idiot".

Cédric, présenté par Le Parisien comme un père très autoritaire, était en fait plus présent à la maison, Delphine travaillant comme infirmière, tandis que l'artisan n'avait pas d'emploi régulier. Depuis, les enfants du couple ont été placés chez la sœur de l'infirmière disparue, Stéphanie, en tant que "tiers digne de confiance". Cette décision a été prise par le juge des enfants en juin dernier, lorsque Cédric Jubillar a été mis en examen pour "meurtre sur conjoint" et incarcéré à Seysses. Cette décision est valable pour un an et peut être renouvelée. Les enfants ont également le droit de voir leur grand-mère paternelle, qui a un droit d'hospitalité le mardi soir et un week-end sur deux, ainsi que le frère de Delphine Jubillar un week-end par mois.

Les trois avocats de Cédric Jubillar ont plaidé mardi 16 novembre 2021 devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse pour une nouvelle demande de remise en liberté de leur client. Les avocats Alary, Franck et Martin ont estimé que le faisceau d'indices "graves et concordants" présenté par l'accusation ne suffisait pas à justifier le maintien en détention de Cédric. Le peintre en bâtiment continue de nier fermement toute implication dans la disparition de sa femme.

Cédric Jubillar reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu'au jugement définitif de l'affaire.

Cédric Jubillar est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu'au jugement définitif de cette affaire.