Alexandre Jollien, sa paralysie cérébrale : il raconte l'origine de son handicap

Alexandre Jollien, sa paralysie cérébrale : il raconte l'origine de son handicap

Le mercredi 5 janvier, l'animateur François Busnel recevra dans son émission "La Grande Librairie" sur France 5 l'écrivain et philosophe Alexandre Jollien. Cet homme de 46 ans souffre d'une paralysie cérébrale. Il a eu l'occasion d'en parler avec une grande franchise.

Le romancier suisse Alexandre Jollien, auteur d'une douzaine de livres et lauréat, entre autres, du prix Mottart de l'Académie française, peut se targuer d'avoir réussi dans la vie. Et ce, même si cela n'était pas gagné d'avance pour lui qui souffre d'infirmité motrice cérébrale.

Alexandre Jollien raconte sur son site officiel l'origine de son handicap, qu'il présente de manière totalement transparente et touchante. Il explique : "Comme je voulais trop bouger dans le ventre de ma mère, j'ai enroulé trois fois le cordon ombilical autour de mon cou, ce qui a provoqué au passage quelques 'dégâts'. Il s'en est suivi une paralysie cérébrale". Suite à cette mésaventure, "j'ai vécu de 3 à 20 ans dans un foyer pour personnes handicapées", ajoute celui qui a grandi à Sierre, en Suisse. Plutôt que de se laisser abattre, il grandit avec une volonté de fer de réussir, notamment en faisant de bonnes études. Cela l'a conduit à obtenir une licence en littérature à l'université de Fribourg, puis un master en philosophie. Il a également étudié le grec ancien au Trinity College de Dublin. À cela s'ajoute un séjour de trois ans à Séoul, en Corée du Sud, où il a travaillé sur sa pratique du zen.

Alexandre Jollien est marié à Corine depuis 2004 et a trois enfants (Victorine, née en 2004, Augustin, né en 2006, et Céleste, née en 2011). C'est un homme heureux, et pourtant tout n'a évidemment pas été rose. Il le reconnaît volontiers. "C'est une force qui demande un combat quotidien. Il faut l'entretenir comme une flamme à la merci du moindre souffle de vent (...) Rien ne me prédestinait à sortir de mon institut spécialisé, à part mes parents et mes amis. Quand on avait une confiance de base, l'espoir devient un instinct de vie. Le paradoxe, en ce qui me concerne, c'est que l'extrême précarité à laquelle mon handicap semblait me condamner a appelé à une mobilisation générale et globale. Si je n'avais pas eu cette blessure, je n'aurais probablement pas mobilisé autant d'énergie", confiait-il à Psychologies.com.

Un parcours de vie qui force le respect et l'admiration.