Catherine Spaak : décès de l'actrice, "beauté juvénile et libre".

Catherine Spaak : décès de l'actrice, "beauté juvénile et libre".

Catherine Spaak, l'égérie de la comédie italienne d'après-guerre, est décédée le dimanche 17 avril 2022 à l'âge de 77 ans. Sur Twitter, le président du Festival de Cannes, Pierre Lescure, a rendu hommage à sa "beauté juvénile et libre".

L'actrice belgo-italienne Catherine Spaak, égérie de la comédie italienne d'après-guerre, est décédée dimanche à l'âge de 77 ans, a rapporté lundi la chaîne de télévision Rai, dont elle était un visage très apprécié. Victime d'une hémorragie cérébrale en 2020, elle est décédée dans une clinique romaine, ont rapporté les médias italiens.

Catherine Spaak est née le 3 avril 1945 à Boulogne-Billancourt, dans la banlieue ouest de Paris, en France, fille du scénariste belge Charles Spaak et de l'actrice française Claudie Clèves et nièce de l'ancien Premier ministre belge Paul-Henri Spaak, l'un des "pères fondateurs" de l'Europe.

Elle a tourné avec Jacques Becker (Le Trou) avant de partir pour l'Italie, où elle est devenue une actrice et une présentatrice vedette, tant au cinéma qu'à la télévision. "Je ne voulais pas être actrice, mais danseuse de ballet, j'étais malheureusement trop grande à l'époque. Mais faire ce métier m'a sauvée", raconte-t-elle après son hémorragie dans l'une de ses dernières interviews.

Elle est apparue dans Le Fanfaron de Dino Risi, Le chat à neuf queues de Dario Argento, Week-end à Zuydcoote d'Henri Verneuil et Scandale secret de Monica Vitti. Au total, elle a joué dans 80 longs métrages pour le cinéma et la télévision. En tant que chanteuse, elle a enregistré Quelli della mia età en 1963, une adaptation de Tous les garçons et les filles de Françoise Hardy.

Dans les années 1980, elle se consacre à la télévision en tant que présentatrice et participe à des émissions de téléréalité dans les années 2000. De 1988 à 2002, elle a animé sur Rai 3 un "talk-show" destiné aux femmes, dans lequel elle recevait notamment Catherine Deneuve, Monica Bellucci, Isabel Allende et Ornella Muti.

"Adieu à la sensualité et à la rébellion", a réagi lundi le grand quotidien La Repubblica. Sur Twitter, le président du Festival de Cannes, Pierre Lescure, a rendu hommage à sa "beauté juvénile et libre", tandis que l'écrivain Henry-Jean Servat a salué "l'éternelle adolescente du cinéma italien". Il écrivait : "Héroïne de comédies acidulées où son charme sauvage et ses moues poupines faisaient merveille, elle incarne avec peps la pétillante épopée de la dolce vita".

En Italie, le ministre de la Culture Dario Franceschini a parlé d'"une artiste éclectique, cultivée et élégante, qui avait trouvé un foyer dans notre pays, qui l'avait accueillie et aimée".