Décès de Michel Delebarre

Décès de Michel Delebarre

Michel Delebarre, ancien bras droit de Pierre Mauroy et maire de Dunkerque pendant vingt ans, est décédé à Lille à l'âge de 75 ans. Une triste nouvelle annoncée le samedi 9 avril 2022.

Michel Delebarre, ancien député et ministre socialiste, bras droit de Pierre Mauroy et maire de Dunkerque pendant vingt ans, est décédé à Lille à l'âge de 75 ans, a appris l'AFP samedi 9 avril 2022 auprès des maires de Dunkerque et de Lille.

"Michel Delebarre nous a quittés ce matin (...) Michel Delebarre aura mené de nombreux projets qui marquent encore notre quotidien", a indiqué le maire de Dunkerque, Patrice Vergriete, sur son compte Facebook, confirmant une information de La Voix du Nord. "Au cours de sa longue carrière, qui l'a mené jusqu'au poste de ministre de la République, il a su tisser des liens de confiance et d'estime mutuelle avec les Dunkerquois. En sa mémoire, les drapeaux de Dunkerque seront mis en berne", a-t-il ajouté.

Michel Delebarre est décédé à Lille, où il était hébergé depuis plusieurs mois dans une maison de retraite. Il était "très affaibli", notamment par un grave diabète, a expliqué à l'AFP le sénateur PS du Nord, Patrick Kanner.

Ancien sénateur du Nord après une longue carrière à l'Assemblée nationale et plusieurs postes ministériels sous François Mitterrand, Michel Delebarre a fait ses premiers pas en politique aux côtés de Pierre Mauroy.

Né le 27 avril 1946 à Bailleul (Nord), il est entré en politique aux côtés de Pierre Mauroy. Il est d'abord son chef de cabinet à la mairie de Lille puis à Matignon, avant d'être nommé ministre du Travail en 1984, lorsque Laurent Fabius devient Premier ministre. Six autres postes ministériels se sont succédé jusqu'en 1993 (Affaires sociales et emploi, Transports, Equipement ou encore le premier ministère de la Ville sous Michel Rocard).

Maire de Dunkerque de 1989 à 2014, il a été député pendant une douzaine d'années et président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais de 1998 à 2001. De 2006 à 2008, il a été président du Comité des régions, organe consultatif des collectivités locales et régionales de l'Union européenne, et a également exercé des responsabilités au sein de l'Union européenne.

Géographe de formation, il avait été mis en examen en janvier 1997 dans l'affaire des écoutes de l'Élysée pour avoir été, en tant que chef de cabinet de Pierre Mauroy, responsable du Groupe interministériel de contrôle (GIC), chargé des "interceptions de sécurité". Dans ce cadre, l'ex-ministre avait reconnu avoir autorisé certaines écoutes illégales. Il avait été condamné en 2005, mais dispensé de peine.