Elohim Prandi poignardé à six reprises : "J'ai passé des nuits terribles", retour sur la tragédie

Elohim Prandi poignardé à six reprises : "J'ai passé des nuits terribles", retour sur la tragédie

Jeune handballeur et future star annoncée du PSG, Elohim Prandi est revenu pour "Le Parisien" sur les circonstances de la violente agression dont il a été victime le 1er janvier. En revenant de l'enfer, le jeune homme a cru devoir faire ses adieux à ses proches

Le jeune handballeur du PSG Elohim Prandi - victime d'une agression au couteau au petit matin du 1er janvier 2022 - se confie au journal Le Parisien dans son édition du 8 mars 2022. Le joueur de 23 ans évoque les circonstances de l'agression ainsi que l'après, notamment la rééducation.

Interrogé sur les incidents de la rue Pierre-Charron, dans le 8e arrondissement de Paris, le handballeur originaire d'Istres explique : "J'étais avec deux amis très proches et ma mère à une soirée privée chez quelqu'un que je connais très bien. Suite à un malentendu et à une bouteille d'eau renversée, j'ai été agressé par un groupe de personnes. Je ne suis pas quelqu'un qui cherche les ennuis, mais j'ai été obligé de me défendre. Soudain, je ne sais pas ce qui a traversé l'esprit d'un type, mais il est venu et m'a poignardé six fois dans le thorax, dans le dos, avec un couteau".

Un motif d'une futilité choquante qui a failli coûter la vie à celui qui était annoncé comme le futur Nikola Karabatic. Il avait alors été pris en charge par le personnel hospitalier, auquel il rend hommage : "J'ai passé des nuits terribles, mais ils étaient là à H-24. Je ne les remercierai jamais assez. On ne s'en rend compte que lorsqu'on est directement concerné, mais ce que ces gens font est formidable. On ne le dira jamais assez".

Le jeune homme qui s'est vu "partir" admet volontiers que cette expérience l'a changé. "J'ai réalisé à quel point la vie est précieuse et à quel point elle peut s'arrêter en un claquement de doigts (...) J'avais plus peur de laisser ma famille derrière moi que de me voir partir. Je voyais ma mère à mon chevet 24 heures sur 24 et je ne voulais pas la laisser tomber. La voir comme ça, c'était le pire, ça m'a fait très mal. Une ou deux fois, j'ai eu l'impression de vraiment partir", a-t-il admis.

Alors que l'enquête est toujours en cours et qu'il ne peut pas en parler en raison du secret de l'instruction, Elohim Prandi affirme qu'il pourrait rejouer dans les prochains jours pour la première fois depuis son agression. Peut-être le 21 mars...

L'interview complète d'Elohim Prandi est à lire dans Le Parisien du 8 mars 2022.