Jean-Luc Brunel retrouvé mort dans sa cellule : nouveaux éléments contradictoires révélés...

Jean-Luc Brunel retrouvé mort dans sa cellule : nouveaux éléments contradictoires révélés...

Jean-Luc Brunel a-t-il joué les rabat-joie pour le prédateur sexuel Jeffrey Epstein ? La justice française a été stoppée dans son enquête par le suicide de l'ancien agent de mannequinat, retrouvé mort dans sa cellule le week-end dernier.

Nous en savons un peu plus sur l'affaire Jean-Luc Brunel grâce à la publication dans Paris Match du 24 février 2022 d'une enquête sur l'ancien agent de mannequinat, retrouvé mort dans sa cellule de La Santé le week-end dernier. Le Français de 75 ans, en détention provisoire depuis fin 2020 pour "viols sur mineurs", a été retrouvé pendu dans la nuit du 18 au 19 février.

Selon les proches du détenu, cet acte était "prévisible". Jean-Luc Brunel avait déjà fait deux tentatives de suicide depuis sa cellule de 9 mètres carrés située dans le quartier "VIP" de la prison. Une source de Paris Match explique qu'il était "malade" parce qu'il savait que la majorité des gens continuaient à croire qu'il avait servi de rabat-joie à Jeffrey Epstein. Malgré ce contexte sombre, l'hypothèse d'un assassinat n'est pas totalement écartée "Je ne dis pas qu'il a été assassiné. Mais oui, beaucoup avaient intérêt à le voir mort. Nous ne savons pas ce qui se cache encore derrière cette affaire...", révèle un initié. Mais qui ? Les mêmes personnes qui auraient commandité le meurtre de Jeffrey Epstein dans sa prison new-yorkaise en août 2019 ? Les similitudes entre les deux décès - par pendaison, la nuit, dans une cellule - mettent la puce à l'oreille.

Le fondateur de l'agence Karin Models, qui dénonçait le rôle de "rabat-joie" qui lui était attribué, se considérait "seulement" comme un témoin dans cette affaire. Il a cependant été accusé de harcèlement sexuel et de deux viols, dont un sur mineur, par deux femmes : l'ex-mannequin Thysia Huisman et une autre femme, restée anonyme. Huit autres femmes ont également été entendues par la justice, mais pour des faits prescrits. Dès la fin des années 1980, le chasseur de mannequins avait fait l'objet d'accusations d'abus sexuels sur mineurs, mais sans jamais être trop inquiété par la justice. Ce n'est qu'après l'arrestation de Jeffrey Epstein en 2019 que le nom de son ami Jean-Luc Brunel a été cité.

La fin de l'affaire Jeffrey Epstein ?

Le Français avait été arrêté en décembre 2020 à l'aéroport Charles-de-Gaulle alors qu'il s'apprêtait à réserver un aller simple pour Dakar, avec "une grosse somme d'argent liquide" dans ses bagages. Selon ses dires, il ne s'agissait pourtant que d'un voyage pour passer les fêtes de fin d'année au Sénégal, comme chaque année. Ce n'est qu'au moment de son arrestation qu'il aurait appris qu'une Américaine, Virginia Giuffre, avait été accusée de viol alors qu'elle était mineure et qu'elle était sous la coupe de Jeffrey Epstein. C'est également elle qui venait de conclure un accord financier avec un autre ami du milliardaire, un certain prince Andrew, également accusé d'abus sexuels.

Le témoignage de Virginia Giuffre devant la justice américaine a accéléré l'arrestation de Jean-Luc Brunel : elle a affirmé avoir été violée par l'agent de mannequins lors de la fête d'anniversaire de Naomi Campbell à Saint-Tropez en 2001. "Vous me demandez de me souvenir de faits qui remontent à 20 ans", a-t-il fait savoir. Retenue en Australie pour cause de pandémie, Virginia Giuffre a finalement pu répondre à sa convocation par la justice française en juin 2021. A son accusation de viol, il lui a été répondu que Jean-Luc Brunel se trouvait à l'étranger au moment des faits présumés. L'Américaine est alors revenue sur sa déclaration et a reconnu "l'avoir confondu avec un autre". Ce n'est toutefois pas une raison pour disculper Jean-Luc Brunel.

Si son décès met fin à la procédure en cours, il reste à voir si la justice cherchera d'autres personnes impliquées. Ghislaine Maxwell, un autre personnage clé dans cette affaire, a été reconnue coupable de crimes sexuels à New York en novembre dernier. Elle est actuellement en détention et sa peine sera prononcée en juin prochain.