Meurtre d'un kinésithérapeute à Liancourt : l'ex-femme arrêtée !

Meurtre d'un kinésithérapeute à Liancourt : l'ex-femme arrêtée !

Une famille sans histoire qui a explosé après un drame... Six mois après le meurtre d'un kinésithérapeute de 41 ans, originaire de l'Oise, tué d'une balle dans la nuque le 24 août 2021, quatre personnes ont été placées en garde à vue, dont son ex-femme et le fils de celle-ci. Peu avant le meurtre, elles avaient accusé Jean-Christophe Piel, le défunt, d'avoir agressé sexuellement les enfants du couple.

La famille cachait de nombreux secrets ... Après six mois d'enquête, les gendarmes de la brigade de Senlis ont interpellé mardi quatre personnes dans l'affaire du meurtre du kinésithérapeute de Senlis, Jean-Christophe Piel, rapporte le journal Le Parisien. Parmi les suspects figuraient l'ex-femme du défunt, Delphine, et son fils Laurent, qui auraient fait partie du plan funéraire de cet "assassinat en bande organisée".

Mais comment cette famille, que les voisins pensaient discrète, a-t-elle pu en arriver là ? Pour le comprendre, il faut remonter au mois d'août 2021, quelques jours avant le drame. Delphine, mère de trois enfants d'un premier mariage et de deux filles avec Jean-Christophe Piel, a porté plainte pour "violences par conjoint et agressions sexuelles incestueuses sur mineur de moins de 15 ans". Le 16 août, huit jours avant le drame, l'homme a bénéficié d'un non-lieu.

Il a également été mis en examen pour "viol sur mineur de 15 ans et agressions sexuelles incestueuses sur mineur de 15 ans" et est resté sous contrôle judiciaire, mais les poursuites ont été abandonnées à son décès, comme le prévoit la loi. Ces deux plaintes et ces accusations extrêmement graves étaient-elles à l'origine du meurtre ? Delphine voulait-elle protéger ses enfants ?

Les auditions menées en garde à vue pourraient orienter les gendarmes dans cette direction. Interrogée au moment du meurtre, la jeune femme a clamé son innocence mais a évoqué son combat dans Le Parisien : "Je ne suis pas triste pour lui, je suis triste pour mes enfants. Cela fait trois ans et demi que je me bats pour que justice soit faite, qu'il soit condamné par un tribunal et qu'il aille en prison. Mais à cause de sa mort, mes enfants n'auront jamais cette chance".

Trois enfants de Delphine, dont deux avaient été adoptés par le kinésithérapeute, auraient été victimes de leur père. Une situation qui a laissé perplexe les voisins, persuadés que l'homme de l'immeuble d'à côté était un homme courtois et gentil. Pour rappel, Jean-Christophe Piel avait reçu une balle dans la nuque à bout portant alors qu'il sortait de la maison, sécateur à la main, pour couper des roses. Il était décédé plusieurs jours plus tard à l'hôpital.