Procès de Nordahl Lelandais : il "s'excuse" à l'audience... mais n'explique toujours pas

Procès de Nordahl Lelandais : il "s'excuse" à l'audience... mais n'explique toujours pas

Lundi 31 janvier, le procès du meurtre de la petite Maëlys s'est ouvert en Isère, plus de quatre ans après la disparition de la fillette lors d'un mariage. Le principal accusé, Nordahl Lelandais, a réitéré les aveux qu'il avait faits en 2018, mais a déclaré qu'il n'avait pas eu l'intention de tuer l'enfant. Il a également présenté ses excuses à la famille.

Un procès très attendu s'est ouvert ce matin devant la Cour d'Assises de l'Isère. Nordahl Lelandais devra répondre pendant trois semaines du meurtre de la petite Maëlys de Araujo, qu'il avait enlevée dans la nuit du 26 au 17 août 2017 lors d'un mariage. Mis en examen quelques semaines après les faits, il avait finalement reconnu sa culpabilité après que la police eut retrouvé l'ADN de la fillette dans sa voiture.

Mais bien qu'il ait changé sa version à plusieurs reprises, il a toujours déclaré que la mort était accidentelle, sans donner de détails sur les circonstances de l'enlèvement ou du décès. Lundi matin, alors que les proches de Maëlys étaient réunis derrière un grand portrait de la jeune fille, l'accusé a demandé à leur parler pour s'excuser.

Bien que muet depuis le début de la matinée et évitant tout contact visuel avec la famille, il a soudain demandé à la présidente de pouvoir prendre la parole et de s'adresser à eux. La présidente a refusé et lui a demandé de ne s'adresser qu'au tribunal.
Des larmes réprimées lui ont expliqué qu'il avait "donné la mort à Maëlys", ajoutant : "Je n'ai pas voulu la tuer, je vais expliquer les faits pendant l'audience".

Un grand pas pour Joachim et Jennifer de Araujo, les parents de la jeune fille, aujourd'hui divorcés, mais présents avec leur fille aînée Colleen.

Par l'intermédiaire de leur avocat, Me Fabien Rajon, ils avaient exprimé leur besoin de réponses, notamment en ce qui concerne "la maltraitance sexuelle de la petite Maëlys". Elles attendaient également que celui qu'elles appellent "l'autre" ou "le monstre" soit jugé à la hauteur de ce qu'il a fait subir à leur fille.

Le procès durera trois semaines et tentera de déterminer les circonstances du meurtre. Plusieurs témoins ont refusé de venir à la barre, dont Sven Lelandais, le frère de l'accusé, et une ancienne petite amie de l'homme de 38 ans.

Pour rappel, Nordahl Lelandais est également jugé pour agressions sexuelles sur ses deux petites cousines et pour détention et enregistrement d'images pédopornographiques. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité à l'issue de son procès, alors qu'il a déjà été condamné en mai dernier à 20 ans de prison pour le meurtre du sous-officier Arthur Noyer, assassiné en avril 2017 dans des circonstances également troubles.