"Une boucherie" : le chirurgien esthétique des stars de la téléréalité fait face à de graves accusations

"Une boucherie" : le chirurgien esthétique des stars de la téléréalité fait face à de graves accusations

Le Dr Benjamin Azoulay est une star parmi les praticiens des médias sociaux et compte près de 50 000 abonnés sur Instagram. Aujourd'hui, le chirurgien esthétique est accusé par de nombreuses femmes qui ont été opérées et qui ont subi de graves complications. Les victimes présumées parlent parfois de "boucherie". Lui-même se défend dans le journal "Le Parisien".

Le Dr Benjamin Azoulay fait partie de ces médecins qui sont (presque) devenus des stars sur les réseaux sociaux. Ainsi, le médecin parisien travaille le réseau certainement juteux de la télé-réalité et est suivi par près de 50.000 abonnés sur Instagram. Aujourd'hui, cette notoriété est ternie par le fait qu'il est remis en cause par de nombreuses femmes opérées ou ayant reçu des injections, comme le rapportent nos confrères du Parisien. Certaines de ses victimes présumées parlent de "boucherie" et l'une d'entre elles affirme que sa vie a été "gâchée". D'autres s'organisent pour que le docteur Benjamin Azoulay leur demande des comptes. Lui-même se défend dans les colonnes du journal.

Parmi les patientes en colère, on trouve également deux influenceuses qui ont participé à des émissions de télé-réalité : Luna Skye et Emilie Amar. Elles font office de lanceuses d'alerte et espèrent pouvoir recueillir d'autres témoignages pour "l'arrêter". Jusqu'à présent, six femmes ont témoigné contre l'homme qui les a opérées ou "corrigées" entre 2014 et 2022. Ce spécialiste de la chirurgie plastique, esthétique et reconstructive de 41 ans s'est fait un beau carnet d'adresses, qui se rend dans son cabinet du 16e arrondissement de Paris ou dans plusieurs cliniques de la capitale où il exerce. Tous se plaignent d'un "médecin inhumain" et d'interventions "ratées", photos et examens médicaux à l'appui.

"Il m'a injecté dans une des chambres".

Luna Skye et Emilie Amar avaient déjà fait un récit glaçant de leur rencontre avec le médecin dans le journal Libération. Elles racontaient que leur vie était devenue un calvaire depuis qu'elles avaient subi le HYAcorp pour avoir des fesses bien dessinées. La candidate des Marseillais, âgée de 26 ans, a été hospitalisée huit fois, dont deux en réanimation, et était entre la vie et la mort, comme le rapportait Le Parisien jeudi 5 mai. Quelle en était la raison ? La jeune femme, qui avait payé 7000 euros pour recevoir 40 injections par fesse, souffre d'un staphylocoque et d'une septicémie. Du côté d'Émilie Amar, l'ancienne compagne de Paga, elle a été victime d'une hépatite médicamenteuse et d'un clostridium difficile (bactérie qui provoque une inflammation du côlon).

Selon elle, la rencontre entre Benjamin Azoulay et Luna Skye a eu lieu à Dubaï lors d'une fête d'anniversaire en juin 2021. "Le médecin était parmi les invités, je ne le connaissais pas. Le lendemain, il devait faire une injection à une amie. Il lui restait un peu de produit et me l'a proposé. J'ai hésité parce que l'endroit n'était pas stérile, mais il n'a cessé de répéter qu'il n'y avait aucun risque. Il m'a injecté dans une des chambres", a-t-elle rapporté. Cette pratique est "strictement interdite" en France, comme l'a précisé le ministère de la Santé à nos confrères. Elle et Émilie Amar, qui ont "chacune des séquelles physiologiques et psychologiques", se sont adressées à un avocat.

La réponse du Dr Benjamin Azoulay

D'autres patientes, plus anonymes que les deux influenceuses, livrent également des récits glaçants. Une IRM montrant que le produit a été injecté dans le muscle, ce qui aurait pu entraîner une embolie mortelle, une narine droite de travers avec la peau collée à l'os, un saignement le lendemain de l'intervention... Le praticien Benjamin Azoulay a déjà été sanctionné par la chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des médecins - deux ans d'interdiction d'exercer, dont un avec sursis - pour avoir à plusieurs reprises "violé le secret médical et jeté le discrédit sur la profession" en filmant des interventions sans masquer le visage de ses patientes. "Je poursuivrai en justice quiconque osera porter atteinte à ma réputation", fait savoir le médecin, qui réfute toutes les accusations et dénonce une vendetta.