Le statut de Brigitte Macron enfin défini par une Charte : la fin d'une polémique ?

Le statut de Brigitte Macron enfin défini par une Charte : la fin d'une polémique ?

Lundi 21 août, l’Ely­sée a publié sur son site inter­net, une « charte de trans­pa­rence » sur le rôle et le statut de Brigitte Macron. Dans le document, cette dernière appa­raît en tant que « conjointe du président de la Répu­blique » mais elle n'est jamais mention­née comme Première dame.

The Independant

Sans aucune doute, l'été 2017 aura été marqué par la controverse provoquée par la volonté du Président de doter Brigitte Macron d'un statut officiel. La côte de popularité d'Emmanuel Macron a même été durablement entamée par la pétition dénonçant la création de ce statut, récoltant plus de 300 000 signa­tures. Face à la polémique, l’Ely­sée a finalement reculé et proposé ce lundi 21 août « une charte de trans­pa­rence ».

Publié sur le site inter­net de l'Elysée, le document précise que Brigitte Macron assu­rera « la repré­sen­ta­tion de la France aux côtés du président de la Répu­blique lors des sommets et réunions inter­na­tio­nales ». Elle pourra égale­ment « soute­nir des mani­fes­ta­tions à carac­tère cari­ta­tif, cultu­rel ou social ou parti­ci­pant au rayon­ne­ment de la France ». A travers cette Charte, il apparaît que Brigitte Macron n'est pas qualifiée de Première Dame mais de « conjointe du président de la Répu­blique » ou d'« épouse du chef de l’Etat ».

Il est par ailleurs précisé, tel que l'Elysée l'avait annoncé, que Brigitte Macron aura à sa dispo­si­tion deux conseillers prési­den­tiels et un secré­ta­riat. Elle ne bénéficiera d’aucune rému­né­ra­tion ni d’au­cuns frais de repré­sen­ta­tion ou budget propre, les moyens pour ses acti­vi­tés étant pris sur le budget de la prési­dence. L’en­tou­rage d’Em­ma­nuel Macron a tenu également à affirmer qu' « il ne s’agit pas d’un statut juri­dique mais d’un enga­ge­ment, qui ne vaut que pour Brigitte Macron et pour la durée du mandat d’Em­ma­nuel Macron, et qui ne sera pas contrai­gnant pour ses succes­seurs ni leurs conjoints ».

Le texte, qui n'est donc qu'une officialisation des usages qui ont toujours eu cours sous les précédentes présidences, permettra peut-être de clore la polémique qui ne cessait d'enfler à l'Elysée. Emmanuel Macron en serait le premier ravi.

ViPeople